📚 Les Lettres à Lou : L'érotisme sans filtre de Guillaume Apollinaire!
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Plongez dans l'intimité brûlante de 1915!
Alors qu'il est au front, Guillaume Apollinaire Ă©crit Ă Lou, son amante passionnĂ©e. Dans cette lettre-poème, il dĂ©laisse les mĂ©taphores pudiques pour une cĂ©lĂ©bration anatomique et sensuelle d'une modernitĂ© absolue. C’est un texte brut, oĂą le dĂ©sir devient une prière adressĂ©e au corps de la femme aimĂ©e.Â
Mon très cher petit Lou je t’aime
Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime
Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime
Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime
Fesses exquisement agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime
Ventre blanc qui as la douceur du duvet de cygne je t’aimeÂ
Nombril petit gouffre d’amour je t’aime
Toi tout entière je t’aime
Tes mains si blanches et si jolies je les aime
Tes petits pieds je les aime
Tes jambes de déesse je les aime
Tes genoux je les aime
Tes cuisses je les aime
Ton cou je l’aime
Tes cheveux je les aime
Ta petite bouche je l’aime
Ton derrière je l’aime
Tes yeux si beaux je les aime
Ta gorge je l’aime
Tout ce qui est toi je l’aime
Tout ce qui vient de toi je l’aime
Ton souvenir je l’aime
Ton absence je l’aime
L’idée que j’ai de toi je l’aime
Et j’aime mon amour pour toi.
Guillaume Apollinaire, Lettres à Lou (Poème écrit vers le 20 mai 1915).

Tout comme Apollinaire célébrait chaque courbe de sa muse avec une audace infinie, nous croyons que chaque corps mérite d'être adoré et sublimé.
Et si vous deveniez votre propre muse aujourd'hui ?